Biographie

Henry ILHE  est né en 1925 à Narbonne dans une famille catalane originaire de Perpignan. Son père, professeur de lettre au lycée de la ville, fut nommé proviseur dans la Sarthe : C’est ainsi qu’il découvrit l’ouest ; qui est devenu sa patrie d’adoption et qu’il célébrait souvent dans ses œuvres. Premier tableau à douze ans. Etudes turbulente. Résistance ; Campagne de France, d’Allemagne et d’Indochine avec la 2e BD.


Ami et disciple de Braque, passé du cubisme à l'abstrait et revenu à la figuration, c’est la vue de la fameuse tapisserie « 
L’APOCALYPSE » d’Angers qui lui fit abandonner la peinture, pour se lancer dans la grande aventure de peintre-cartonnier, c'est à dire celui qui, après une série de projets à la gouache, exécute un "carton", dessin technique grandeur nature où les couleurs sont représentés par des numéros de codes correspondants aux teintes des laines qu'il a choisi et qui ira ensuite dans l'atelier et faire la mise au point avec les lissiers de l'atelier TABARD (1983 a vu la fermeture du célèbre atelier de tapisseries Tabard, mené durant les années de la rénovation par la personnalité rayonnante de François Tabard. Les archives imprimées, photographiques ainsi que les cartons ont pu être sauvegardés).

 

C’est le plus grand art artisanal et le peintre en laines qu’était Henry ILHE s’inscrit d’emblée dans la lignée qui, des initiateurs du XVe siècle aux successeurs de Lurçat, ont fait de la cité Creusoise la capitale mondiale de l’art de la tapisserie.

 

A fond sombre (vert plutôt que noir), à fond clair (blanc ou émeraude) détendue et calligraphique d’influence asiatique ou au contraire expressionniste et en teintes fortes où les figures se serrent en une symphonie qui consacre le printemps ou fait chanter les oiseaux, son inspiration vient de la nature pour laquelle il éprouve une passion globale, parce qu’elle est humble, ne triche pas, nous protège et que nous en faisons partie. Il témoigne d’un amour inlassable, d’une curiosité extraordinaire des animaux : La belette, les chouettes, les chats ; persan, siamois ou simple « gouttière».

 

Pour lui la fonction essentielle de la tapisserie est d’être un décor quotidien avec lequel on vit et qui doit amener à la joie de vivre. Il s’intéressait aussi au décor de théâtre, à la maquette de couverture de livres et à la pochette de disques. L’œuvre d’Henry ILHE est unique en son genre. Elle est l’une des plus prestigieuses de la lisserie française contemporaine. Décors, plénitude et lyrisme sont là jouxtés et les maîtres classiques des Gobelins l’auraient volontiers admis parmi les leurs.



Henry Ilhe est décédé en 1982.



 

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